Article d’Antoine Robitaille paru dans Le Devoir du 15 février 2011.

«Très tôt, j’ai eu le sentiment qu’une langue commune pouvait solliciter la solidarité», disait-il en entrevue au Devoir, en 2005. Jean-Marc Léger racontait avoir hérité de ses parents «le culte de la langue»: «Ils souhaitaient que leurs enfants puissent faire les études qu’ils n’avaient pas eu la possibilité de faire. Ils ont réussi. Au collège, je me suis intéressé à toutes les formes d’expression de la langue. Rapidement, j’ai compris qu’elle était importante, non seulement pour ce qu’elle était, mais aussi pour ce qu’elle pouvait incarner.»

En 1961, il fut d’ailleurs le premier directeur de l’Office de la langue française du Québec, créé par Georges-Émile Lapalme. En 2005, d’ailleurs, il reçoit le prix du Québec Georges-Émile-Lapalme, remis annuellement à une «personne ayant contribué de façon exceptionnelle, tout au cours de sa carrière, à la qualité et au rayonnement de la langue française parlée ou écrite». À l’époque, le linguiste Jean-Claude Corbeil soutient que, peu importe les fonctions qu’il a occupées, «Jean-Marc Léger fut l’un de ceux qui ont ouvert la voie, qui ont inventé les instruments de la modernité et de l’ouverture au monde du Québec». Des fonctions, Jean-Marc Léger en a occupé d’innombrables: délégué du Québec à Bruxelles, sous-ministre adjoint aux Relations internationales, à l’Éducation; direction de la Fondation Lionel-Groulx.

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