Article de Josée Boileau publié dans Le Devoir le 30 décembre 2011 et sur Vigile le 3 janvier 2012

La gauche parle de grands projets collectifs, mais il est surtout question de protéger des acquis. De toute manière, elle ne mobilise plus, non par manque d’enjeux, mais parce que la mobilisation de masse n’existe plus. Nos sociétés individualistes n’en gardent plus que des sursauts qui n’arrivent pas à s’ancrer dans la durée.

Au Québec, souverainistes et fédéralistes sont dans le même cul-de-sac. Il est faux de croire que cette opposition qui a nourri notre vie politique dès la création de la Confédération a disparu. Mais des deux côtés, effet de deux référendums perdus et d’une constitution à laquelle nul ne veut plus toucher, on tourne en rond. Et il n’y a plus de voix puissante pour brasser la cage, lancer aux « fatigués » qu’ils n’ont qu’à aller se coucher, foi de Pierre Falardeau ! Falardeau est mort, tout comme Hélène Pedneault, Michel Chartrand. Et ne devient pas voix de la colère qui veut…

Dans les temps que nous traversons, on s’est mis à dire qu’il faudrait faire de la politique autrement. Mais comment y arriver ? La démonstration reste à faire. Avec tout ce que l’on a dit, écrit, rapporté sur les abus en politique, on pourrait croire qu’à défaut de grande révolution, nos élus vont à tout le moins cesser de nous passer des sapins coûteux, ou grossiers, ou inexplicables.

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