Chroniques Gilles Proulx publié dans le Journal de Montréal le 16 décembre 2011

S’INTIMIDER TOUT SEUL

Nous craignons de nous affirmer. À qui la faute ? À personne d’autre que nous. Nous n’avons besoin de personne pour nous intimider. Nous y arrivons très bien tout seuls. Nous avons peur des sapins de Noël, nous passons à l’anglais dès qu’un unilingue se pointe et nous avons voté, comme des pieds, pour des «poteaux orange» au cours des dernières élections. Donc, nous méritons notre sort. La semaine prochaine, j’énumérerai d’autres idées pour qu’au moins, la fête de Montréal soit grandiose et pédagogique. Souhaitons que la mairie y prêtera attention… et pas seulement pour faire le contraire !

Quoique si je suggérais des moyens de nous nuire, on m’écouterait peut-être! Alors, je propose que nous enlevions l’embêtant accent aigu sur le «e» dans Montréal afin de ne pas choquer les yeux de ceux qui ne savent pas comment le lire. Prochaine étape: enlever l’accent aigu du mot «Québec».

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