Montréal, le 5 novembre 2019 – La Coalition pour l’histoire appuie dans son ensemble le Projet provisoire de programme d’études préuniversitaires (sciences humaines), rendu public pour consultation par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur [1].

Dès 2009, la Coalition pour l’histoire dénonçait la place marginale accordée aux études québécoises dans l’enseignement dispensé dans les collèges et les cégeps. Depuis elle réclame donc « Que la formation générale au collégial prévoit que les élèves soient en mesure de comprendre l’histoire et les caractéristiques de la société québécoise actuelle. ». Dans cette perspective, la Coalition juge que le présent projet de réforme, qui doit entrer en vigueur en 2022, va dans la bonne direction et qu’il est susceptible d’améliorer de manière significative la place accordée à l’objet Québec dans l’enseignement collégial.

Trois aspects du projet de réforme du programme nous ont semblé particulièrement intéressants.

Rappelons premièrement que le programme de sciences humaines actuellement en vigueur ne fait absolument aucune référence à la société québécoise, où les diplômés du collégial vont pourtant passer toute leur vie. En revanche, dès son préambule, le projet de réforme proposé prescrit que « la personne diplômée en sciences humaines est préparée à jouer un rôle actif et positif à titre de citoyen du Québec.»  Cette mention nous semble plus que cosmétique et donne le ton à tout le document.

Deuxièmement, tous les cours d’entrée du programme (économie, psychologie, histoire, etc.)  devront aborder le Québec, de sorte que « L’enseignement met en relief des réalités québécoises reliées à un ou des objets d’études de la discipline ou l’apport du Québec dans le développement et le rayonnement de la discipline. ». Il s’agit là d’un progrès notable qui contribuera à mettre de l’avant de la perspective québécoise dans l’approfondissement des divers champs disciplinaires.  Selon Gilles Laporte, porte-parole de la Coalition pour l’histoire, « Cela représente une avancée majeure qui fait en sorte que la perspective québécoise sera abordée par toutes les disciplines des sciences humaines et pas seulement par l’histoire ou la littérature ».

Finalement, le projet de programme prévoit que le cours d’Histoire de la civilisation occidentale sera remplacé par un cours d’histoire de l’Amérique du nord, dont celle du Québec, vue dans un contexte mondial. Quel que soit la lecture qu’on fasse d’un tel changement, nul doute qu’il contribuera à placer le Québec au cœur de l’apprentissage de l’histoire, et ce dans une perspective à la fois nouvelle et différente de celle déjà offerte au niveau secondaire.

Les mesures-phares de cette réforme du programme des sciences humaines constituent un pas dans la bonne direction. C’est donc avec conviction que la Coalition pour l’histoire entend accompagner le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieure dans son déploiement futur.

 

La Coalition pour l’histoire est un regroupement dédié à la promotion de l’histoire du Québec au sein du système d’éducation québécois. Elle regroupe notamment l’Association des professeures et professeurs d’histoire des collèges du Québec, la Fédération Histoire Québec, la Fondation Maurice-Séguin, la Fondation Lionel-Groulx, le Mouvement national des Québécoises et des Québécois, la Société des professeurs d’histoire du Québec, la Société historique de Montréal, la Société historique de Québec et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.

 

 

Contact média : Gilles Laporte (Porte-parole, Coalition pour l’histoire)  glaporte@cvm.qc.ca

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